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La terre du Butin

Le Butin s’appelait primitivement le Val Chouquet ou Val Chiquet. Il tient sans doute son nom de la famille du BUTIN qui le possédait déjà aux alentours du XVI° siècle.

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La famille FEREY

Michel FEREY est seigneur du Val Chouquet avant 1549. Michel FEREY est maître des ouvrages du Roi en la ville du Havre, cet habile ingénieur est le grand architecte de la ville du Havre. Il y fait bâtir rue de Paris une grande hôtellerie dite « de la Salamandre », connue également sous le nom de « Vauchouquet ».  En 1531, il est également chargé du creusement d’un nouveau canal pour l’Orne.

Jean FEREY est seigneur du Val Chouquet de 1549 à 1575. Il épouse Madeleine de POILVILLAIN

Le 13 septembre 1549 René, capitaine de navire et Jean FEREY rendent aveu pour une pièce contenant quatre acres de terre jouxtant d’un côté et d’un bout l’ancienne forêt du Roi, d’autre côté les dits FEREY et d’autre bout la mer, lesquelles quatre acres ayant appartenu à une nommée MABIRE.

En 1549, Jean FEREY reçoit au Havre Catherine de MEDICIS.

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La famille du BUTIN

La famille du BUTIN porte « d’argent, au chevron de sable, au chef de gueules chargé de trois étoiles d’argent ».

Noël du BUTIN devient seigneur du Val Chouquet en 1594 par son mariage avec Françoise FEREY. Le 23 novembre 1594 il rend aveu pour une pièce de terre en herbage et plant avec les haies dessus contenant deux acres bornée d’un côté la commune de Grâce, d’autre côté le dit sieur du BUTIN, à cause de demoiselle FEREY fille de feu Jean et d’Adrien FEREY avocat, son oncle.

En 1648 François du BUTIN est écuyer seigneur du Val Chouquet.

François du BUTIN est écuyer seigneur du Val Chouquet. Il épouse Madeleine LE FAUCHEUR. Il est condamné en 1670 à 300 livres d’amende n’ayant pu fournir les preuves de sa noblesse, somme ramenée à 2 sols pour livre en raison de sa pauvreté. De cette union naissent au moins trois enfants Florence, Madeleine et Alexandre. François du BUTIN est décédé avant 1673 et sa femme après 1673.

Madeleine du BUTIN demeurant à Honfleur épouse suite au contrat de mariage passé le 15 juillet 1679 Nicolas CLERISSE marchand bourgeois du Havre, fils de Guillaume et de Jacqueline VATTIER

Alexandre du BUTIN est écuyer seigneur du Val Chouquet épouse le 28 décembre 1681 à Sainte Catherine de Honfleur Marie LEGRIX fille d’André. Le 6 mai 1683 Alexandre du BUTIN se prétendant de qualité noble demande à être rayé du rôle de la taille de la ville de Honfleur. Le 24 mars 1691 il s’est obligé envers Florence, sa sœur au paiement de la somme de 860 livres 16 sols 8 deniers pour demeurer par lui quitte de sa légitimité sur la succession de leur aïeule et mère. Ce contrat est confirmé en 1714.

De son union avec Marie LEGRIX naissent Alexandre, Henry, Magdelaine, Marie Catherine, Marie Louise, Gabriel, François, Gabrielle, Guillaume et Michel.

Alexandre du BUTIN est baptisé le 18 juillet 1691 à Vasouy. Bourgeois de Honfleur, il épouse le 16 janvier 1721 à Vasouy Marie BUSSON, fille de Jean et de Marie GAUDOUIN. Il est héritier en partie de feu Alexandre du BUTIN, son père  et vend plusieurs héritages situés à Vasouy le 22 février 1722 à Elie LIEGEARD, boulanger, demeurant à Auberville.

 Henry du BUTIN est baptisé le 29 décembre 1695 et est inhumé le 25 juin 1701 à Vasouy.

Magdelaine du BUTIN est baptisée le 13 février 1689 à Vasouy. Elle épouse le 21 novembre 1712 à Vasouy François MARES fils d’Abel et de Marie VASE.

Marie Catherine du BUTIN est baptisée le 16 novembre 1694 et est inhumée le 5 mars 1696 à Vasouy.

Marie Louise du BUTIN est baptisée le 13 février 1689 à Vasouy.

Gabriel du BUTIN est baptisé le 8 mai 1693 et est inhumé le 5 juin 1693 à Vasouy.

François du BUTIN est baptisé le 9 mars 1699 et est inhumé le 3 juillet 1700 à Vasouy.

Gabrielle du BUTIN est baptisée le 7 février 1697 à Vasouy.

Guillaume du BUTIN est baptisé le 8 avril 1698 à Vasouy.

François du BUTIN, fils d’Alexandre et de Marie BUSSON est sieur du Val Chouquet en 1748.

Michel du BUTIN, major de Honfleur épouse le 8 juillet 1720 à Vasouy Suzanne BAILLET, fille d’Etienne et de Marguerite HOBEY. De cette union naissent Marguerite Françoise baptisée le 19 juillet 1724 à Sainte Catherine et Marie Susanne inhumée le 11 mai 1728. Il épouse en secondes noces Catherine CORDIER. Le 6 juillet 1748 Michel du BUTIN bourgeois de Honfleur vend à Claude MOREL BEAULIEU, maître de la poste restante une pièce de terre et ferme nommée la terre du Butin consistant en cour, maison, plant, pré, labour et bois taillis bornée d’un côté monsieur BAILLET et monsieur THIERRY de BEAUVAIS chacun en partie, d’autre côté monsieur LEGRAND, d’un bout le gallé de la mer et d’autre bout le dit sieur de BEAUVAIS, y compris les haies, arbres, droitures et libertés.

Michel MOREL BEAULIEU est propriétaire de la terre et ferme du Butin par achat en date du 6 juillet 1748.

En 1835 Jean-Baptiste de VARIN de PRETREVILLE est propriétaire d’une ferme dite le Butin dans laquelle se trouve une belle fontaine dont beaucoup de Honfleurais se servent pour laver leur lessive puis ils étendent leur linge dans la cour.

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Le Bas-Butin

Une information sur la valeur du fief de Vasouy effectuée par le Vicomte d’Auge le 5 juin 1408 nous apprend qu’une pêcherie située au Bas-Butin près du manoir appartient au seigneur de Vasouy.
Elle est louée contre 50 sols de loyer annuel. « Le  duc de Normandie prend et tient tous les mercredis de l’an sur le fief au dit lieu de Vasouy tous les poisons qui sont pris d’une marée en guideaux et gors. » Le guideau est un sac soutenu par des pieux et ouvert du côté terre. Le gor ou gord est formé de deux rangs de perches plantés en angle dont le sommet est un filet fermé. Ce sont là des installations de basse-eau, précise Paul GUIDECOQ. Pour installer ces engins de pêche, le seigneur de Vasouy peut, chaque année, prendre au bois du Breuil douze bouleaux. Il en est de même pour Pierre LETORT, vivant en 1350 à Honfleur, qui possède en limite de Honfleur et Vasouy une pêcherie où il peut mettre et avoir en tout temps douze gaines pour pêcher le poisson. Il prend en la forêt pieux et verges pour les attacher et les soutenir. Paul GUIDECOQ écrit « A la fin du mois de décembre, chaque année apparaît en surface des eaux de notre côte le hareng guai qui vient de frayer et s’est vidé de sa laitance ou des ses œufs. Moins prisé que le hareng plein, mais abondant, il permet une pêche hivernale bien utile et facilement tolérée. » Le hareng, à l’instar des maquereaux ou des éperlans faisaient partie des francs poissons et les esturgeons, saumons ou lamproies étaient dits poissons royaux.

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Le Haut Butin

Par contrat du 7 mai 1772, Marie Anne DUPREY, veuve en premières noces de Charles François Damien DELANNEY, écuyer seigneur du Buquet (à Gonneville sur Honfleur) et en secondes noces de Pierre Jacques ROUELLE, écuyer sieur de la Carde demeurant à Vasouy baille une terre et ferme située à Vasouy et à Equemauville nommée le Butin du Haut consistant en herbage, bâtiments et labour à Guillaume GUIBOUT.

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Le chalet du Bas-Butin

Il est également appelé la ferme de la plage.

Jules SATIE, courtier maritime, fondateur et capitaine des sapeurs-pompiers est le propriétaire du chalet. Il a deux enfants dont un fils Adrien né le 17 août 1843 qui épouse le 18 février 1868 Marie TABARY. De cette union naissent trois enfants Louis, Anne-Marie et Berthe. Adrien SATIE est décédé le 16 février 1907 au Val de la Haye (Seine Maritime). En 1887, lors de sa succession la ferme de la plage est mise en vente par adjudication. Elle est bornée au nord par la mer, au midi par la route de Honfleur à Trouville, au levant par mademoiselle HERVAL et monsieur DESROCHES et au couchant par monsieur HOMO. Cette ferme est composée d’une cour plantée, édifiée de maison de fermier et de bâtiments d’exploitation, d’une pièce de terre divisée en deux, l’une en herbage édifiée de bâtiments et d’un petit pavillon, et l’autre en pré et de deux pièces de terre en jardin légumier. La contenance totale est de 2 hectares 52 ares et 50 centiares. Cette pièce de terre est louée moyennant 1100 francs par an, non compris le petit pavillon qui est réservé.

Ce chalet est ensuite la propriété de Rémy SESCAU libraire, papetier et propriétaire de  l’ Echo Honfleurais par son mariage avec Berthe SATIE (photographie ci-contre). De cette union naissent trois enfants Etienne décédé le 5 octobre 1929 à Honfleur, Andrée qui épouse le 17 mars 1919 à Honfleur Henri NEVEU et Denise qui épouse le 11 septembre 1922 à Honfleur Henri LAUTOUR. Le chalet est détruit pendant la seconde guerre mondiale.
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Le chalet du Haut-Butin

La famille GOULLEY

Il est construit en 1863 par Louis Désiré GOULLEY né le 19 février 1799 à Ablon, fils de Jean-Baptiste (1765- vers 1825) et de Marie Anne POTTIER (1774 - ?). Il fit ses études à l’école payante de Honfleur. Employé par LACOUDRAIS, il devient directeur de la raffinerie de Honfleur puis l’associé de LACOUDRAIS. Il épouse le 31 octobre 1829 à Honfleur Colombe Véronique LAVACHE riche héritière et fille d’un capitaine aux long cours. En 1830 sa part des bénéfices dans la raffinerie était de 30 000 francs par an. En 1845, il construisit au bas du Cours de la République une usine à vapeur permettant de débiter le bois. En 1855 cette scierie construite entièrement en bois fut détruite par un incendie et immédiatement reconstruite en briques. L’usine GOULLEY devient ensuite la salle des fêtes de Honfleur avant d’être détruite pour permettre le réaménagement de la rue Dubourg. En 1856 son fils Henri épouse Blanche DUBOURG descendante de LACOUDRAIS et le 8 mai 1860 à Honfleur sa fille Marie (1838-1893) épouse Adolphe LE MONNIER (1829-1883) docteur en droits et notaire impérial à Pont Audemer. De cette union naissent trois enfants, Raoul décédé en bas-âge et Fernand Louis né le 27 octobre 1865 à Paris. Il reste propriétaire jusqu’à sa mort le 21 janvier 1956 à Asnières puis sa fille Isaure (1898-1978) en hérite. Aujourd’hui sa fille Geneviève GUEUDET épouse d’Edward FIEVET en est l’actuelle propriétaire.

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La famille DUCHESNE

Le chalet est loué à Ernest DUCHESNE jusqu’en 1901. Ernest DUCHESNE est né le 18 novembre 1874 à Honfleur, fils d’Ernest Arsène et de Marie Octavie GUERNET. Négociant il épouse le 18 février 1900 au Havre Adrienne Jeanne Eléonore DUBUC fille d’Henri Joseph, fabricant, juge au tribunal de Commerce du Havre et d’Adrienne Angelina DURAND. Un fils Marcel Henri naît de leur union le 22 avril 1901. Ernest DUCHESNE est décédé le 30 août 1901, atteint de tuberculose pulmonaire comme l’indique le certificat établi par le Docteur RACHET, médecin en chef de l’hôpital de Honfleur.

Gaston DUCHESNE, docteur épouse le 29 février 1892 à Honfleur Jeanne Constance BOUDIN, fille d’Arthur BOUDIN proviseur du Collège et de Jeanne JABELY.

Berthe DUCHESNE épouse le 7 janvier 1890 à Honfleur Gustave BOULOGNE puis le 19 mars 1900 à Honfleur Anatole BRODELET, professeur au Collège puis maire de Honfleur.

Un article du journal l’Avenir de Honfleur du 21 février 1920 relate« Il ne fut bruit pendant quelques jours que des mystérieuses pendules, marchant toutes seules, au chalet du Butin, dont les propriétaires sont absents depuis plusieurs mois. Et l’on commentait sans fin sur le revenant qui, toutes portes fermées, s’était introduit dans la maison. La réalité était beaucoup plus simple que ne le supposaient les esprits surexcités par des cambriolages récents. Le remonteur de pendules, cambrioleur ou revenant supposé, était tout bonnement l’horloger chargé d’entretenir les pendules ! »

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