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L’église est dédiée à Saint Germain.


Saint Germain

Evêque d’Auxerre (Auxerre ~ 378 – Ravenne 448). Il est d’abord officier impérial puis  est élu, quoique marié, évêque d’Auxerre en 418. Sur l’ordre de Célestin Ier il va en Grande-Bretagne avec Saint Loup de Troyes en 429 et y retourne en 445 avec Saint Sévère de Trèves pour y combattre les pélagiens. A son premier passage à Paris, il consacre à Dieu Sainte Geneviève.

L’église fut de tout temps rattachée au diocèse de Lisieux, à l’archidiaconé de Pont Audemer et au doyenné de Honfleur avant d’être fermée à la Révolution. Située à cinq kilomètres de Honfleur, elle s’élève sur le sommet d’une colline verdoyante qui regarde la mer, comme le note Arthème PANNIER dans un article paru dans le Journal de Honfleur du 25 novembre 1860, et il ajoute : « Un rideau d’arbres verts à travers lequel on aperçoit le clocher, masque la façade occidentale, tapissée de feuilles de lierre et ornées de rose du Bengale ».

Jean François LEMARIGNIER, archiviste-paléographe écrit dans un ouvrage intitulé «Etude sur les privilèges d’exemption et de juridiction ecclésiastique des abbayes normandes des origines à 1140 » : «  En 1035, le Duc Robert déclare l’église de Vasouy, délivrée, affranchie et absolument libre de toute coutume épiscopale, et ceci n’est certes pas fait par un abus de son pouvoir, mais établi et confirmé par l’octroi, la volonté et la concession du seigneur Robert, archevêque de Rouen. » Elle dépendait auparavant de l’abbaye de Montivilliers.

Une requête écrite entre 1159 et 1181 par Arnoul, évêque de Lisieux, au Pape Alexandre III cite un différent entre l’abbaye de Montivilliers et l’église de Vasouy : « Au Seigneur Pape, l’évêque de Lisieux – Certaine abbesse de Montivilliers a usurpé une église de notre diocèse sous prétexte que son monastère a coutume de percevoir certaine dîme dans la paroisse ; elle a furtivement introduit dans notre diocèse une juridiction étrangère, et sans privilège de son monastère, s’efforce de s’attribuer sur la dite église les droits épiscopaux. En effet les curés de ladite église, de toute antiquité instituée par nos prédécesseurs, témoignant à notre siège épiscopal toute obéissance et tout respect, ont payé sans contestation aux évêques et aux archidiacres de Lisieux les droits épiscopaux et les cens synodaux et ont honoré l’église de Lisieux comme leur mère du respect qu’ils lui devaient. Le dernier ordonné prêtre par ladite église m’a obéi à moi et à mes archidiacres dévotement et humblement pendant de nombreuses années, ne refusant rien de ce que les curés voisins avaient coutume de faire jusqu'à ce que, publiquement accusé de concubinage dans notre tribunal, il a tenté, par crainte d’un procès, de se soustraire à notre juridiction par de perfides moyens de mensonges inouïs. Frappé d’excommunication, il n’en pas moins célébrer les saints mystères, et soustrait autant qu’il est en lui, son église, qui fait partie de notre diocèse, à notre autorité. Nous vous supplions de renvoyer le procès concernant cette église, dite de WASEVIC, soulevé entre ladite abbesse et ledit curé, à quelque évêque de nos régions animé du zèle de Dieu et doué d’un jugement sûr pour en connaître sans appel. Nous redoutons Monseigneur l’Archevêque de Rouen, qui bien que favorable sous d’autres rapports, nous est suspect dans cette affaire et très porté en faveur de notre adversaire, parce que ce monastère a des droits particuliers à sa sollicitude. »

Un porche précède le portail occidental, percé d’une porte à plein-cintre, ornée de moulures, qui date du XVIeme siècle. Les vantaux de cette porte sont formés de panneaux flamboyants et de panneaux plissés dans le style de la renaissance.

La construction de la nef date du XIIeme siècle. Elle est éclairée par deux fenêtres à plein-cintre, très ébrasées à l’intérieur. Les murs construits en grossier blocage, présentent l’appareil roman en feuilles de fougères ou en arrête de poisson. Le mur septentrional n’est soutenu par aucun contrefort. Le mur méridional fut reconstruit en partie en 1524 comme l’atteste une inscription gothique gravée sur l’extérieur de ce mur « L’an mil cinq cent vingt et quatre Guillaume LE CERF trésorier fist ceste porte cy abatre et la mit au boust du mostier, ausy fit en ce propre lieu ce mur pour l’honeur de Dieu. ». Il est percé de deux fenêtres ogivales, flamboyantes, partagées en deux baies par un meneau prismatique.

En 1783, il est demandé de réparer les pavés du sanctuaire. En 1860, Arthème PANNIER note « L’intérieur de l’église offre plusieurs dalles funéraires, autrefois couvertes d’inscriptions gothiques que le temps a presque entièrement effacées ».

Note sur les onze sépultures de la Chapelle de Vasouy

Par Pierre PENIN de la RAUDIERE

Ayant l’intention de me faire enterrer, ainsi que mon épouse, dans la chapelle de Vasouy, j’ai demandé à la mairie un permis d’exhumation et d’inhumation pour les sépultures qui s’y trouvent.
Le 8 novembre 1957, à 14h30, en présence du garde-champêtre représentant la mairie, j’ai fait procéder à l’ouverture des quatre fosses qui s’y trouvent par monsieur FISSOT, entrepreneur et tailleur de pierres à Honfleur.
Ces fosses sont au nombre de quatre et sont orientées dans le sens de l’église dans le chœur. Elles sont constituées de la façon suivante : - une première couche de dalles, de dimensions moyennes, qu’on lève par des tirants de métal ; - immédiatement en dessous de grandes dalles de 2m10 de longueur, les deux de gauche ayant 80 cm de large, la suivante 76 cm, et celle de droite 72 cm ; - en dessous des dalles percées des deux orifices pour que l’on puise les soulever, se trouvent des cavités de protection sanitaire de 82 cm de profondeur pour les trois fosses de gauche, et de 60 cm pour celle de droite.
Ces deux premières épaisseurs de dalles ayant été soulevées, l’on s’est aperçu que les briques séparatives des quatre fosses et le revêtement intérieur étaient en extrêmement bon état et paraissaient même très neuves. Monsieur FISSOT prétendait que le cimentage n’avait dû avoir lieu que depuis une dizaine d’années. Propriétaire de Vasouy depuis plus de 38 ans, je suis bien sûr qu’aucun travail n’a pu être accompli sur ce caveau.
Il est exclu que les Allemands, même pendant la période d’évacuation totale de la population civile vers 1943, aient à proprement parler violé les tombes. Ils avaient simplement soulevé les deux premières épaisseurs de dalles, pour la troisième tombe en partant de la gauche. Elles étaient restées soulevées, et c’est le gardien BENARD qui les avait replacées. J’avais moi-même fait refaire les dalles supérieures, dont trois ou quatre étaient brisées ; ils n’auraient certainement pas pris la peine de recimenter aussi soigneusement le dessus des tombes.
Au moment de procéder à l’enlèvement des dalles funéraires proprement dites, il a paru plus simple de pratiquer de légers orifices, à peu près de la dimension des deux trous se trouvant dans la seconde épaisseur des dalles. En déplaçant une petite lampe électrique, on s’est aperçu que les cercueils paraissaient en extrêmement bon état. C’étaient, paraît-il, des cercueils « à rosace », modèle qui serait récent.
La tombe de droite, qui n’avait que 60 cm de profondeur d’espace vide sanitaire, était voûtée en briques. Sur le cercueil supérieur de la deuxième tombe à partir de la gauche, l’entrepreneur, sans que je lui aie dit aucun nom, a même pu lire le nom HERVAL de VASOUY, 1893, âgée de 96 ans. Il s’agit donc bien exactement de la tombe de la Chanoinesse Caroline HERVAL.  
Par ailleurs, la forme légèrement évidée des fosses au fur et à mesure que l’on descend, avait fait dire tout de suite à monsieur FISSOT qu’il s’agissait certainement de cercueils à parement intérieur métallique, plomb ou zinc. D’ailleurs, les inhumations s’échelonnant entre 1840 et 1893, il est infiniment probable qu’il s’agissait en effet de cercueils métalliques. Sur l’un de ces cercueils, on voyait même un revêtement en drap avec passementerie d’argent, paraissant en bon état. Le gardien BENARD, qui est également maçon, n’est pas du tout d’accord que ce ciment soit tellement récent.
Il est infiniment probable que, après la mort de madame Caroline HERVAL, et avant le décès du marquis de PONTOI (1903), ce dernier a fait procéder à la réinhumation que je comptais pratiquer ; il l’a fait avec tout le soin et la solidité dont il a fait preuve dans ses autres travaux. Devant ces résultats, j’ai naturellement immédiatement renoncé à l’exécution de l’exhumation et de la réinhumation, et conclu qu’il était décent et nécessaire de laisser les choses en état.
J’ai demandé simplement à monsieur FISSOT de me faire un devis pour un caveau entièrement nouveau que l’on placerait au pied de l’autel. Les petits orifices pratiqués ont été immédiatement rebouchés au ciment. »

Pierre PENIN de la RAUDIERE ajoute « Au cours de l’occupation allemande de 1943-1944, les sépultures de la chapelle furent violées. »

LES INHUMATIONS DANS L’EGLISE 

Suzanne JOLY, femme de Michel DEPLANCHE est inhumée le 10 avril 1694 contre la muraille au-dessus du confessionnal de la chapelle Saint Thibault.

Michel DELAPLANCHE est inhumé le 20 avril 1694 contre la muraille au-dessus du confessionnal de la chapelle Saint Thibault.

Jean BOUGOU fils de Jacques et de Marie VILLON est inhumé le 10 mai 1694 au-dessus du confessionnal du côté de l’autel de la Vierge.

Jean HERBLIN est inhumé le 13 mars 1706 au-dessous de la chapelle de la Vierge.

Charles LECERF écuyer sieur des Champs est inhumé le 14 mars 1717 à l’entrée du chœur sous la tombe de sa famille, à l’âge de 75 ans.

Anne LE LOUP, veuve en premières noces de Jacques COUDREY et en secondes de Charles LECERF écuyer, est inhumée le 14 octobre 1719 proche le trésor. 

Robert BENARD est inhumé le 11 juin 1721 proche la muraille du côté droit en entrant en présence de Jacques, son fils.

Vincent COPIEUX est inhumé le 18 janvier 1726 du côté de la chapelle de Saint Thibault.

Robert AUBER est inhumé le 10 mars 1747 dans l’église, à l’âge de 75 ans.

Les vitraux de l’église de Vasouy reprennent les armoiries des seigneurs. Charles FORGET est appelé en 1846 pour réaliser deux vitraux représentant Sainte Marie et Sainte Elisabeth qui ne furent jamais posés mais auraient été réalisé au château de Villebon (Article de l’Avenir de Honfleur 1906).

A l’extrémité orientale de la nef s’élève le clocher dont la charpente est terminée par une pyramide octogonale. Ce clocher renferme avant la Révolution deux cloches. Seule la plus petite est conservée. Les cloches furent  bénites en 1735. La grosse a été nommée Saint Germain par Nicolas GAMARE, conseiller du Roi, maire perpétuel de la ville de Honfleur, seigneur et patron de Vasouy et la petite Saint Jacques par Jacques GIFFARD prêtre et habitué de Sainte Catherine.

Le chœur, terminé à l’orient par un chevet à trois pans, a été reconstruit dans le style ogival tertiaire avant 1860 par monsieur DANJOY architecte et restaurateur de Saint Pierre de Lisieux. « La tendresse maternelle de la baronne DENOIS» indique Pierre PENIN de la RAUDIERE « lui avait fait inscrire sur un litre entourant la chapelle, un écusson emblématique, une ancre brisée, rappelant le souvenir de son fils Charles, né en 1833, accidentellement noyé dans le lac d’Ochrida à Scutari d’Albanie en 1856. » 

L’église accueille en 1792 la première réunion du Conseil Municipal nouvellement constitué. Elle est ensuite fermée, la cure est supprimée et réunie pour le culte à Pennedepie. Elle reste propriété de la fabrique de Pennedepie jusqu’en 1840, date à laquelle elle est autorisée à vendre l’église à Etienne Ferdinand Baron DENOIS moyennant la somme de 800 francs (lettre du 23 août 1840). Cette vente est régularisée par l’achat notarié du 2 juin 1841.

L’église est restaurée vers 1850 par le baron HERVAL et en 1877 la toiture est réparée.

Le 5 novembre 1881, l’évêque de Bayeux, en application de l’indult apostolique du 23 juin 1879 donne l’autorisation de dire la messe dans la chapelle domestique de Vasouy, autorisation renouvelée les 5 novembre 1884, 15 juillet 1888, 11 juillet 1902 et 28 juillet 1906, conformément aux articles 177 et suivants des statuts synodaux, chapitre 3.

Ces deux plans correspondent à un projet de transformation de la façade de l’église et de la disposition du clocher.

Elle fait à présent partie du domaine du chalet de Vasouy et du Clos D’HELENE ou DELAINE et appartient à  la famille de CHATEAUVIEUX.

LE MOBILIER


Le presbytere

Ce serait l’immeuble désigné aujourd’hui sous le nom de « chalet de Vasouy ».

Par délibération du 26 germinal an II les grains y sont entreposés dans le grenier. Le presbytère est alors occupé par monsieur CARPENTIER. Le 21 frimaire An V, Jean Philippe HERVAL achète le presbytère aux administrateurs du département du Calvados.
Jean Philippe HERVAL vend l’ancien presbytère le 3 octobre 1833 au Baron DENOIS son gendre. Pierre PENIN de la RAUDIERE écrit « De plan carré, repeint, rhabillé, ce bâtiment augmenté d’une cuisine est assez difficile à dater, mais les murs de soutènement des caves ne permettent guère de lui attribuer une date de construction antérieure au XVIII° siècle. Il a été transformé en villa de plaisance par diverses adjonctions : la petite terrasse, les balcons de l’est et du nord, le pignon du second étage à l’est doivent dater de la première moitié du XIX° siècle, car un dessin au crayon de 1853 de F. SARRAZIN et même un autre de 1847 de Raphaël de GRICOURT représentent le chalet de Vasouy très sensiblement sous son aspect actuel. En 1860 ? il comportait des vitraux de style Renaissance et jusqu’en 1956 des fioritures romantiques aux balcons et lucarnes ». Il ajoute « La Baronne Charles DENOIS, tutrice de Frédéric, fils de son premier mariage avec le comte Elie de PONTOI, fait ajouter au chalet, vers 1904, la véranda du Nord peu esthétique, mais fort gaie. Le petit bâtiment de la cuisine du sud-ouest doit dater de la même époque. »

La toiture est restaurée en 1877.

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Le cimetiere

Le cimetière est propriété de la commune. Une portion du cimetière attenant à l’église est vendue en 1851 à madame DENOIS sous réserve d’un droit de passage. Cette portion s’étendait du côté nord entre le jardin et l’église comme nous l’apprend une délibération du Conseil Municipal en date du 10 février 1851. La haie du cimetière fut arrachée en 1861 et remplacée par un mur en 1865, puis prolongé par un autre en 1866 jusqu’à la cour VAQUET avec l’aménagement d’une porte d’entrée. Il représente aujourd’hui une surface de 3 ares 64 centiares.

Dans le cimetière de Vasouy se trouvent entre autres les tombes de Jean DRIES (1905-1973), Jean EFFEL (1908-1982) et sa femme Henriette ROSSET (1910-1999), Fernand HERBO, Roland OUDOT et André LIABASTRE (1926-1988).

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Les cures

DE VASOUY Richard est curé entre 1450 et 1486.

LECERF Jean est curé en 1500

CHOMET Pierre est curé avant 1549

LE MERCIER Robert est pourvu de la cure le 20 avril 1551.

DELANOIS Olivier est curé en 1578

DUMONT Jean est curé entre 1596 et 1601. Son vicaire est Pierre BODET.

FEILLOLET Jacques est curé du 3 mars 1607 au 8 mai 1611.

BENOIST  Roger est curé en 1630.

CLOUER Pierre est curé après 1630

BENOIST Jean est curé et doyen rural de Honfleur en 1663. Il est décédé le 25 mars 1688 à Vasouy.

DE GIVERVILLE Gabriel est écuyer et curé de 1689 à 1734. Il porte « d’argent à une bande de gueule ». 

Il est nommé à la chapelle Saint Sauveur des Vases par Charles de GIVERVILLE, son frère écuyer seigneur et patron de Vasouy, de Saint Sauveur et la Houssaye dont Il prend possession le 13 juillet 1697, cure dont il démissionne en 1716. Quelques années plus tard, en 1727, Jean-Charles Baptiste de GIVERVILLE, écuyer seigneur et patron de Saint Sauveur des Vases, de la Houssaye et autres lieux, lieutenant au régiment d’Agenais, de garnison en la ville de Neuf-Brisach le nomme à nouveau à la chapelle Saint Sauveur des Vases vacante par le décès de François MADELINE. Il prend possession de la cure le 27 mars 1727 avant de démissionner à nouveau en 1732. Il est  inhumé  à Vasouy le 24 juin 1734 à l’âge de 76 ans.

QUESNEL DE BELNOS Michel est vicaire entre 1734 et 1735. 

LETOREY Pierre  est curé de 1734 à 1785.

Il est originaire de Pont l’Evêque.  Le 26 juin 1734, Nicolas GAMARE, écuyer seigneur et patron de Vasouy le nomme. Il prend possession de l’église le 7 juillet 1734 en présence d’Adrien PETIT, conseiller du Roi, receveur de la gabelle à Honfleur. Il est inhumé le 26 juillet 1785 à Vasouy à l’âge de 82 ans. Marguerite LETOREY, sa sœur épouse Jacques Olivier FONTAINE. Devenue veuve, elle demeure chez son frère à partir de 1767.

BREAVOINE Pierre est prêtre desservant de mars 1785 à 1786.

OPOIX Louis Guillaume de 1785 à 1792.

Il est vicaire de la Chapelle-Gautier puis est nommé le 28 juillet 1785 à la cure de Vasouy par Jean Philippe Antoine HERVAL, seigneur et patron de Vasouy. Louis Guillaume OPOIX prend possession de l’église le 3 août 1785 en présence de maître Pierre BREAVOINE, prêtre desservant.
Il refuse de prêter sans restriction le serment à la constitution civile du clergé. Il est alors destitué mais ne quitte sa paroisse  que le 23 juillet 1792 pour Winchester. Il rentre en France après le Concordat et débarque au Havre le 15 juin 1802. Il est alors nommé curé de Pennedepie. Dernier curé de Vasouy et premier maire de la commune installée, il s’éteint à Lisieux le 15 juin 1803 à l’âge de 63 ans.

Les desservants : les curés de Pennedepie

OPOIX Louis Guillaume est curé de 1802 à 1803

REQUIER Jacques Michael est curé jusqu’en 1866.

Il est né le 26 novembre 1794 à Equemauville et est décédé le 3 mai 1866 à Pennedepie.  

BERTOT Alphonse Félix  est curé de 1866 à 1897.

Il est né en 1822, ordonné prêtre en 1846 et il est nommé curé de Pennedepie en 1866. Il est également chanoine honoraire de Nancy puis en 1869 d’Alger. Il est décédé le 14 janvier 1900 à l’hospice de Pont l’Evêque.

LE FRANCOIS Félix est curé de 1897 à 1908.

Il est né le 9 novembre 1862 à Littry. Fils de Jacques et de Laure CAPELE, il est ordonné prêtre en 1887, il est nommé curé de Pennedepie en 1897 puis de Bavent en 1908. Il s’éteint le 5 avril 1941 à Creully.

PLANCHON  Jean Michel est curé de 1909 à 1913.

Il est né le 4 novembre 1855 à Marigny (aujourd’hui rattachée à Longues). Fils de Jean Michel et de Marie Victoire TOSTAIN. Il est ordonné prêtre le 29 juin 1881. Il est tout d’abord professeur au Petit séminaire de Villiers le Sec en 1881, puis dès 1885 curé de Sainte Croix, curé de Saint Vaast en 1888, de Bernesq en 1903, d’Etreham en 1904 et de Pennedepie de 1909 à 1913. Il s’éteint le 20 janvier 1918 à Vaux sur Seulles. 

ROUSEE Robert est curé de 1913 à 1955

Il est né le 4 juillet 1877 à Saint André d’Hebertôt au château de Mac-Artan où son père était régisseur. Il est le huitième et dernier enfant d’une famille très estimée. Après avoir fait ses études au Collège de Lisieux, au séminaire de philosophie de Sommervieu et au Grand Séminaire de théologie de Bayeux, il est ordonné prêtre en 1901. Il est vicaire de Saint Gatien des Bois, curé de Fumichon en 1906 et de Pennedepie en 1913. Il dessert également Barneville la Bertran après le décès de l’abbé LOISELEUR en 1943. Il est vice-président de la Société d’Ethnographie et d’Arts Populaires de Honfleur et reçut la légion d’honneur en juillet 1955. Il décède le 15 décembre 1955 à Pennedepie. L’Indépendant Honfleurais du 23 décembre 1955 rapporte « Son presbytère était un véritable musée où il collectionnait les vestiges du passé de coins de Normandie dont il connaissait à la perfection l’histoire et la préhistoire et où il avait lui-même effectué de nombreuses fouilles et recherches ».     

Il disait de lui « J’ai aimé les parchemins et les pierres et je continuerai le labeur jusqu’au soir ».

Jean ALBERT-SOREL prononça le discours qui suit lors de son décès : « Notre cœur est en deuil ; comme notre esprit. Nous le respections ; nous l’admirions ; nous l’aimions. Le « Vieux Honfleur » se voile de crêpe et nos gorges sont serrées ; Nous redoutions cette heure parmi toutes, où il nous faudrait prononcer ces mots ; monsieur le Chanoine ROUSEE n’est plus. Et dans l’instant que je les articule, je sais bien que je n’y crois pas. Que nos yeux se lèvent de cette tombe pour se reporter sur son église que le vent fasse luire les feuilles mortes, que la fumée du presbytère s’élève parmi les nuages, qu’un oiseau traverse le ciel, que le hurlement d’un bateau nous vienne de l’estuaire, que le pied d’un passant frappe le sol de la route, que le clocher de Pennedepie réponde à l’écho de Barneville, il n’est pas un signe de la nature, pas un trait de ce paysage, pas une manifestation de la vie qui n’affirme sa présence. Nous savons bien qu’il nous entend. Il nous entend et nous le voyons. Nous le verrons toujours comme il nous entendra. Voici son pas qui résonne sur les dalles de Saint Etienne. Il gravit les degrés qui mènent où l’attend notre Comité. Sa silhouette se profile dans l’encadrement de la porte. Il est là. Ses mains se tendent et il nous sourit. Ses mains qui n’ont cessé d’aller vers les misères ou vers les joies, ses mains accueillantes, ses mains de bonté ; ses mains qui s’illuminent lorsqu’il célèbre le Saint Sacrifice. Elles viennent à nous grandes ouvertes. Son fauteuil coutumier l’attend. Il continuera désormais de l’attendre.
Le voici qui se lève au cours de l’une de nos veillées. Il est debout sur notre estrade. Il tient entre ses doigts les feuillets de son discours. Nous y discernons sa belle écriture, son écriture soignée, régulière, réfléchie, son écriture sereine et claire. Son propos d’élève, si bienfaisant à écouter. Il s’élèvera toujours sous les voûtes de l’ancien sanctuaire.
Et le voici, en plein été, tête nue sous un soleil qui s’enchante de sa chevelure ; nous présentant l’un de ces manoirs que nul ne connaissait comme lui. L’érudit incomparable qu’il est n’oublie pas qu’il est un poète. Le chant des vers qu’il nous cite semble monter de la terre elle même, et sa voix, en nous les disant, tremble quelquefois d’émotion. Sa voix harmonieuse, sa voix qui sait prier, sa voix qui sait prêcher, sa voix de ferveur, sa voix qu’ont écouté les mourants, la dernière voix qu’ils ont entendue, cette voix qui prononce les mots du baptême, sa voix qui mène à Dieu, sa voix d’ami. Elle continuera pour toujours de  voler vers le ciel. Ni la mémoire des hommes, ni la mémoire des arbres n’oublieront sa voix.
Il était né parmi nos champs, dans notre Pays d’Auge. Peu d’hommes l’ont incarné dans sa grandeur tout à la fois plantureuse et sévère, pathétique et tendre, chargée de passé et lourde d’avenir, comme l’abbé ROUSEE saura le faire. Mais ce Normand d’essence et de foi a rayonné bien au-delà de son vallon tant était puissante et originale sa personnalité. Ses connaissances étaient incroyables. Voici qu’est venu le premier hiver, depuis son adolescence, où il ne lira ni n’écrira au cours des soirées, où son esprit, curieux de tout, de lettres et d’histoire, de science et de poésie, connaîtra le repos du grand homme de bien. Ne nous méprenons pas, il fut, dans notre temps, une des plus hautes figures de chez nous.
Quel sourire ! quelle bienveillance et quel charme ; il comprenait toutes nos misères parce qu’il aimait les êtres humains, parce qu’il aimait la vie, la vie que Dieu donne. Mais lorsqu’il était nécessaire il savait être rigoureux. Son incomparable bonté ne l’eût en aucun cas conduit à transiger avec sa conscience. Il était Prêtre.
Sur ce lit de mort où nous l’avons vu, son visage s’était endurci. Ses lèvres s’étaient contractées. Il poursuivait sa méditation sous ses paupières closes. Il n’était plus qu’à son oraison. Dernière vision toute de gravité qui est le sens profond d’une vie tout entière.
Le portail de l’église s’ouvre sur la mer. Le ciel de Normandie baigne l’autel de ses grisailles. L’église est la demeure de tous, mais l’église est bâtie par le desservant. La tombe du prêtre est au pied de l’église. Il la garde, il y veille, il ne la quitte pas. Nous pouvons entrer. Nous le trouverons là.
Que la paix de cette église gagne tous les cœurs malheureux. Que la paix du Chanoine ROUSEE règne désormais alentours. Il eût voulu nous consoler de sa propre mort. » 

Au décès du chanoine ROUSEE, la cure de Pennedepie est rattachée à celle de Villerville.

Les desservants : les curés de Villerville

THIRON Dominique  est curé de Villerville de 1956 à 1976

Il est né le 15 septembre 1921 à Caen, fils de Jean et de Marie de CORNIERES. Il est ordonné prêtre le 29 janvier 1946. Il est à cette date préfet de la première division de l’Institution Sainte Marie de Lisieux puis devient en 1951 préfet des grands à l’Institution Frémont de Lisieux. En 1956 il est nommé curé de Pennedepie et prêtre desservant de Barneville la Bertran. En novembre 1976 il est nommé curé de Villers sur Mer. Il est décédé à Villers sur Mer le 14 février 1987 et est enterré au cimetière de Pennedepie proche de la tombe du chanoine ROUSEE. C’était un homme remarquable qui fut très regretté lors de son départ pour Villerville.

PATRIS Hubert  est curé de Villerville de 1977 à 1991

MOUILLE Alfred est curé de Villerville de 1991 à 1995

Il est né en 1924 à Cugand et ordonné prêtre en 1949. Il est également le desservant de Barneville la Bertran, Cricqueboeuf et Pennedepie. De 1988 à 1991, il est curé de Fervaques.

LECOUTRE Michel  est curé de Villerville de 1995 à

Il est né en 1935 à Lisieux , ordonné prêtre en 1961 et auxiliaire de Honfleur. Il est également desservant de Barneville la Bertran, Cricqueboeuf et Pennedepie. 
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La Croix de Vasouy

Cette croix de granit située au bord de la mer, près de la mairie de Vasouy date de 1852. Voici l’inscription placée sous cette croix :

VENERANDUM CRUCIS MONUMENTUM
AVITA RELIGIONE
HIC AB OMNI MEMORIA DICATUM
ET SCELERATA IMPIORUM MANU,
NEFANDO TERRORIS REGNO DIRUTUM,
PIO CULTU
ADOLPHUS HERVAL DE VASOUY,
OLIM PRAETORIANI EQUESTRIS AGMINIS DUX,
OFFICIO MUNICIPALI VASOUY NUNC PRAEPOSITUS
NEC NON ELISABETH HERVAL,
BARONINA DENOIS
ET CAROLINA HERVAL
ORDINIS THERESIAE BAVARIENSIS CANONICA,
QUIQUE ULTIMORUM PAROCHIAE VASOUY
DOMINORUM AC PATRONORUM
MENATES ET LIBERI,
REDEMPTIONIS ANNO MDCCCLII
INSTAURAVERE.
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